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7 mai 2012
J+1 Le storytelling devient obsolète
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6 avril 2012
J-29 Sarkozy ou la rhétorique de la question con
"Y a-t-il un seul Français qui envie le sort des Espagnols ou des Grecs", a demandé M. Sarkozy (L'Elysée côté jardin)
La rhétorique de la question con. La spécialité du sus-cité petit chef de France. Toujours fascinant.
À qui s'adresse-t'il ainsi? Aux cyniques et aux imbéciles.
Pourquoi ? Parce que la question contient l'analyse qui a été faite et qu'on ne livre pas, le coeur du débat, ce qui devrait être argumenté et qui ne l'est jamais. L'a-politique en oeuvre, la négation démocratique à peine déguisée.
Les cyniques en applaudissent la roublardise et la maneuvre. Les imbéciles se font leur opinion en répondant à la question.
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1 avril 2012
J-35 Le Grand Coup de Filet
Notre Grand Protecteur, garant du Droit à la Sécurité devant l'éternel, nous rejoue un des grands numéros qui fit sa gloire passée : le Grand Coup de Filet.
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15 mars 2012
J-51 Qui ?
À la différence de ce qu'il se passait en 2006-2007, la parole du candidat UMP est cette année beaucoup mieux analysée.
D'abord un joli texte à lire en entier dans le Libération des écrivains aujourd'hui :
Qui ? - Ah ! Oui, lui ! Le bonimenteur qui se fait fort de vous faire acheter chaque année son épluche-légumes multi-usage nettoyeur, trancheur de vérité. Certes, c’est toujours le même carcheur, mais comme il sait enthousiasmer l’acheteur ! Le recordman du bagout. Juste le temps de changer de chemise, et voilà pour le public un multihistrion : selon l’heure Matamore, Rodomont, Polichinelle et Pantalon, dix pour le prix de Toutenun. Celui qui vous fait avaler l’épluchure et le couteau.
Hélène Cixous
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13 mars 2012
J-53 Hollande en difficulté après le triomphe de Villepinte
Sondage IFOP au lendemain de la prestation haute en couleur du candidat sortant :
Les chiffres ne mentent pas.
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12 mars 2012
J-54 Un quinquennat pour rien
Dans une quarantaine de jours, la parenthèse historico-clownesque du quinquennat Sarkozy en France devrait se terminer.
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13 septembre 2011
A qui profite le buzz Bourgi ?
A la différence des affaires Karachi, Bettencourt ou Takkiedine, les accusations de Bourgi contre Chirac ou Villepin ne reposent que sur sa parole. Aucun témoignage - si on retire ceux des protagonistes Guéant et Hortefeux dont on se doute pour qui ils parlent -, aucun document, aucun élément d'enquète, rien...
Pourquoi les médias s'emparent de cette affaire, plutôt que des trois sus-citées, toutes d'une manière ou d'une autre engagées en justice ? Parceque 1- ça gène les adversaires Villepin et Lepen, et 2- ça évite précisément de s'attarder sur ces autres affaires.
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11 février 2011
Un paquebot dans un vilage
Sarkozy sur TF1 : passe-plats et vieilles recettes - Libération: "«La France, c’est un immense paquebot, dans un monde qui est devenu un village»"
Un immense paquebot dans un village : belle image de la démesure immodeste totalement inadaptée, inefficace et... imbécile ?
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9 novembre 2010
Sarkozy n'est pas sorti de sa crise.
Sarkozy n'est pas sorti de sa crise.:
« J'ai un super job, une superbe femme, alors évidemment les Français me le font payer ! »
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21 juin 2010
Pense-bête
Titres déjà parus
- Le Fouquet's, le Yacht, les Villas et le Mannequin (ou La Vie Rêvée)

- Le Scooter de Jean Sarkozy
- Jean Sarkozy et l'EPAD

- L'affaire Karachi

- Christine Boutin et les Commissionnés
- Les Cigares de Christian Blanc

Les Millions de la Bettencourt
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3 septembre 2008
Tf1, le mirroir de l'état
Nonce Paolini : "Si vous voulez me faire dire que Nicolas Sarkozy est le DRH de TF1, il n’apparaît pas dans le livre de comptes ! Ces accusations sont d’une médiocrité et d’une bassesse !"
Le chef de l'etat, du gouvernement et du Parti ne figure donc pas dans l'organigramme de la première chaîne privée et commerciale du pays, celle-la même qui a vocation à vendre du temps de cerveau disponible à coca-cola.
Remercions d'abord Mr Paolini pour cette mise au point, effectivement nécessaire.
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21 juillet 2008
La Société Idéale Réactionnaire, un exemple
Une fois les principes de base de la Société Idéale Réactionnaire rapidement esquissée, il est facile de comprendre la nécessité et la logique de certaine des premières mesures prises par l'actuel titulaire du poste suprême.
Par exemple, l'augmentation de ses émoluments est en parfaite adéquation avec le principe qui stipule que le Chef a le revenu le plus élevé, de par sa position et son rang dans la pyramide du mérite. Ce revenu ne va pas jusqu'à égaler celui des patrons de la grande industrie - les actionnaires de l'entreprise france -, pour une raison fort simple qui sera exposée plus tard.
L'importance et l'urgence qu'a revêtu la réforme de la constitution en est évidemment un autre exemple, emblématique.
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27 mai 2008
Ceux qui ne veulent pas s'en sortir
Dans le monceau de beaufferie réactionnaire qui s'échappait ce matin sur RTL ("achète BigOuilz, ton voisin en rève!"), de la bouche du guignol qui porte le titre de chef d'état en France, j'ai eu du mal à isoler une intervention emblématique, une qui dirait quelque chose de la vérité de son auteur, de sa profonde vision du monde et de la société, des hommes et des femmes, de leurs peines et de leurs joies... ("achète Durollex, la montre des hommes qui en ont!") de toute cette humanité enfin, sur laquelle un homme responsable d'une charge aussi lourde s'interroge tous les jours, dans sa grande solitude de puissant de ce monde.
J'ai finalement choisi ça
"Les gens n'ont pas à travailler pour payer les allocations de ceux qui ne veulent pas s'en sortir"
Ou comment enfoncer dans le crâne du crétin consentant qu'un chômeur, mon pote, c'est quelqu'un qui refuse de travailler! Qu'à cause de lui, ô travailleur qui se lève tôt, tu ne gagne pas assez et ne peux acheter toute ces merveilles qu'on te vante sur cette même radio ("écoute Radio-Crête-Un, la radio qui te prend pas la tête!").
Combien de temps va-t-on encore payer ces feignasses à ne rien faire ? questionne l'immensément respectable héritier de tous les populismes des années 30.
Pour croire aujourd'hui à ce refrain réactionnaire qui nous vient de très très loin (et je suis sûr qu'il y croit), il faut quand même ne plus avoir beaucoup de cerveau disponible (à lire absolument : Comprendre le discours anti-chômeurs).
Le type se lâche. Sa vérité se fait jour. Le pire est encore à venir ("vote Superman, tu n'auras plus jamais besoin de penser").
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17 mai 2008
Quelle annonce le 22 mai ?
C'est Daniel Schneidermann sur l'indispensable site d'Arrêt sur images qui l'analyse parfaitement : l'annonce de l'accueil dans les écoles les jours de grèves est un de ces fumigènes que notre Enfumeur en chef adore allumer.
Au soir du 15 mai, qui vit plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires dans les rues, on ne parla plus aux JT de 20 heures que de Son intervention impromptue, et de la nécessaire défense du "droit au travail" des parents d'élèves. ("Droit au travail" est la formule populiste assermentée en cas de grève. Comme "Preneur d'otage", mais avec un déguisement juridique qui pourrait apparaitre objectif à ceux qui croient qu'il existe réellement un droit au travail.)
La réforme en question, complètement improvisée, n'a évidemment aucune chance d'aboutir. C'est que sa seule nécessité est d'être annoncée à cet instant. Seul compte l'effet d'annonce, et que ce soir-là, on ne parlât pas trop fort des manifestations de mécontentement. Et ça marche.
La question qui se pose maintenant est donc celle-ci: le 22 mai, journée d'action contre la réforme des retraites décidée par le gouvernement, si la mobilisation dépasse un certain seuil, quelle annonce extraordinaire nous sera-t-elle faite, avant le 20 heures des JT ?
J'ai hâte d'y être...
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4 mai 2008
Putain, putain, c'est vachement bien (bis)
À Londres, Boris Johnson dit Boris le bouffon, a été élu maire de la ville. Animateur de télévision et ancien journaliste, il est connu pour ses gaffes et son humour :
« Votez conservateur, cela fera grossir les seins de votre femme et accroîtra vos chances de posséder un jour une BMW. »
Mine de rien, derrière cette formule, se tient un discours néo-réactionnaire en quoi se retrouve visiblement tout un électorat en Europe aujourd'hui.
La formule est habile : qui peut croire qu'on vote conservateur pour des raisons aussi absurdes ? Qui peut prendre ce trait d'humour au premier degré ? Allons!...
Mais comme ces publicités qui jouent sur l'auto-dérision, qui se moquent de la pub mais qui sont évidemment toujours de la pub (d'autant plus efficace), la formule porte parcequ'elle associe le vote conservateur à la pin-up et à la grosse voiture qui va autour. Tout benef.Car ne sont-ce pas là les deux mamelles (désolé...) d'une forme idéale de réussite néo-conservatrice (on disait beauf, il y a trente ans) ? N'est-ce pas affirmer toute une vision du monde et en particulier de la place respective des hommes et des femmes dans celui-ci ? N'est-ce pas le fondement de la french bling-bling attitude ?
Boris le bouffon est un Amuseur, un Roublard, cette nouvelle race de politicien moderne, qui se fait connaître du grand public par un discours utilisant les techniques du spectacle télévisuel (on aura reconnu ses confrères en modernité Berlu et Sarko).. Seul la forme compte: elle doit emporter l'adhésion du plus grand nombre, c'est son seul critère d'efficacité. Elle doit faire rire, faire rêver, faire croire... Le fond est parfaitement accessoire.
Et on ne peut que constater, consterné, qu'en France, en Italie, à Londres, ça marche !
Quoique... Il semble qu'une Limite de Roublardise Acceptable existe, et ait été dépassée en France. Au-delà de celle-ci tous discours ne peut plus apparaître que pour ce qu'il est: un montage marketing vide de sens.
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30 avril 2008
Putain, putain, c'est vachement bien
À Rome, le candidat de l'Alliance nationale, héritière du parti fasciste, a remporté les élections municipales.
Le nouvel élu des Romains a pourtant défrayé la chronique ces dernières semaines en portant à son cou une croix celtique, un symbole d'extrême-droite en Italie que la loi transalpine a assimilé en 1993 à l'équivalent de la svastika nazie. (Gianni Alemanno ravit la mairie de Rome, NOUVELOBS.COM)
La campagne a été dominée par les questions de sécurité et d'immigration, comme il se doit, en résonance avec quelques faits divers crapuleux. Rien de nouveau sous le soleil médatico-populiste.
La semaine précédente, le résultat des élections législatives avaient consacré le triomphe de Son Éminence Berlusconi, modèle reconnu de notre intertainer national, allié à l'Alliance nationale et à l'extrêmement droitière Ligue du Nord.
À Monaco, notre bouffon à nous prononce ces mots:
"J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d'Europe continentale"qu'il me semble inutile de commenter, tellement ils transpirent un racisme insidieux (ainsi qu'une fatuité grotesque -"je suis un Martin Luther King"- mais c'est ici accessoire).
Bref, Européens, ne sentez-vous pas comme une odeur ?
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15 avril 2008
Derrière le rideau
Depuis que le cirque du petit monsieur Loyal a sensiblement réduit ses représentations magiques et merveilleuses, pour cause de jets de tomates insistant, on voit moins ses jeux de fumées féériques, ses danses du ventre exotiques en habit de grand couturier, ses ors, ses yachts et ses dorures.
Du coup, apparait derrière le rideau de velours gardé par le nain de service, quelque chose qu'on reconnait comme la réalité de ce régime : suppression de la carte famille nombreuse de la SNCF, établissement des franchises médicales, déremboursement des frais optiques, deux offres valables d'emploi (sic) maximum pour chômeurs avant radiation...
Tout ce qui ressemble de près ou de loin à une aide, une assurance, une redistribution, une solidarité, une justice sociale, est dans le collimateur du canon à pauvre, posé là dans ce pays comme une merde sur un tapis persan, détruisant et démultipliant d'un même coup les moins favorisés.
The sun beams down on a brand new day
No more welfare tax to pay
Unsightly slums gone up in flashing light
Jobless millions whisked away
At last we have more room to play
All systems go to kill the poor tonight
Gonna
Kill kill kill kill Kill the poor:Tonight
Que ces mesures passent ou pas, selon qu' OpinionWay ou quelque institut de sondage que ce soit les légitimise, est parfaitement accessoire. Leur expression seule - sans parler de la crasse incompétence de leur (im)préparation - suffit à identifier l'inspiration de leurs auteurs.
Le clown ne fait plus rire - s'il l'a jamais fait - et son cirque apparait de plus en plus tel qu'il est : monstrueux.
Ne serait-il pas temps d'indiquer à cette triste compagnie le chemin de la sortie de secours ?
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24 mars 2008
Communiqué
L'Elysée communique:
"Le président de la République appelle à la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet. Il a adressé un message au président Hu Jintao lui faisant part de sa profonde émotion à la suite des évènements tragiques récents", a annoncé lundi l'Elysée.
S'agissant de la forme, c'est nouveau; avant l'hyper-président communiquait en personne et le faisait savoir ostensiblement. Maintenant, il produit des communiqués retransmis par "l'Elysée", nom prestigieux représentant l'Etat Français dans la toute-puissance représentative de ses citoyen(ne)s.
Comme un Vrai Président.
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14 mars 2008
"ll a changé", deuxième service
Le Monde.fr : A défaut de virage politique, M. Sarkozy change de style
Ça y est, il a changé! Deuxième service.
Le premier service, on s'en souvient, avait eu lieu juste au moment de l'ouverture officielle de la campagne des présidentielles en 2007.
J'ai changé parce qu'à l'instant même où vous m’avez désigné j'ai cessé d'être l'homme d'un seul parti, fût-il le premier de France. [...] J'ai changé parce que le pouvoir m'a changé. Parce qu'il m'a fait ressentir l'écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot "morale" ne me fait pas peur. [...] J'ai changé parce qu'on change forcément quand on est confronté à l'angoisse de l'ouvrier qui a peur que son usine ferme.
(janvier 2007 - discours d'investiture - sans commentaires)
On apprenait à l'époque que finalement non, Il n'était plus brutal, emporté, colérique et m'as-tu vu mais humble, sage et empathique, et que par conséquent ami spectateur de tfu (u comme ump) tu pouvais sans crainte voter pour Lui.
Ce n'est pas parcequ'Il était capable de mobiliser une armée pour arrêter trois voyous dans un quartier difficile ou faire filmer en gros plan les plaies d'un CRS molesté par la racaille - pour que tu comprennes bien, ami du FN et des thèses d'extrême droite, où trouver les responsables qui font de ta vie merdique ce qu'elle est -, qu'il y avait lieu de se demander s'Il était bien conforme à l'idée qu'on pouvait se faire, ici et ailleurs, d'un président de la république française.
Non, "j'ai changé" avait-Il dit, et tous nos grands médias de relayer la Bonne Parole (à l'époque nos grands médias ne se seraient jamais permis de mettre en doute la Parole !). Bon plan : Il fut élu.
Aujourd'hui donc, Il change derechef.
Malgré le leitmotiv umpiste ("mauvais sondages:normal à ce moment du mandat", "baffes aux municipales: normal, élections intermédiaires...blabla...scrutin local...voir SMS pour l'argumentaire"), la comm'* élyséenne nous refourgue l'atout qui avait si bien marché il y a un an.
Mais on sent qu'elle n'y croit plus trop elle-même.
Une interrogation, formulée par un dirigeant de l'UMP : "La question est maintenant de savoir si Sarkozy aura la force de caractère pour persister dans sa métamorphose."
Quoi ? Il n'aurait pas la force de caractère ? Lui ?! Sa Majesté ?!
En somme, pour la deuxième fois en un an, Il change pour donner le change...
* "comm'" est décidément un mot très laid. Pardon...
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11 mars 2008
Les valeurs collectives de Tf1
On apprends aujourd'hui que c'est Tf1 qui a soufflé à l'hyper la suppression de la pub sur les chaînes de télévision publiques (Les Echos, cités par Marianne2.fr) dans un petit livre blanc transmis à l'Elysée fin 2007.
L'hyper a dû être convaincu par les arguments de son grand ami Bouygues, puisqu'il en a fait l'annonce lors de son show fameux du 8 janvier, encore dans tous les esprits (surtout ceux des journalistes qui s'y sont vu sous un jour si peu flatteur, qu'ils se sont depuis rappelé les fonctions de leur mission. Mais c'est un autre sujet...).
Un argument interessant a retenu mon attention:
Si TF1 souffre depuis quelque temps, c'est qu'il y a vraiment trop de concurrence et pas assez de chiffre
d'affaires. Et que cette situation 'intenable' met en péril notre 'chaîne historique', ce qui conduit irrémédiablement à la 'destruction de valeur collective'.
Ainsi, Tf1 en péril conduit irrémédiablement à la destruction de valeur collective.
Je me demande.
Les valeurs véhiculés par "notre chaîne historique" sont effectivement celles qui ont été placés au plus haut de l'état : démagogie, populisme, beaufisme, attrait pour la facilité, pour le clinquant, pour ce qui brille, pour l'argent, mépris de l'intellectuel, du culturel, etc...
Les liens de consanguinité entre les états-major de la chaîne et les communicants de l'élysée ne sont même pas cachés, rupture décomplexée oblige. On comprend que l'ami bling-bling se soit senti concerné par un tel vibrant appel.
Il est amusant - et assez satisfaisant - de remarquer que la chute de l'un accompagne les difficultés de l'autre.
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